Archives de l’auteur : causetoujours38@gmail.com

Le meilleur des mondes – Aldous Huxley

Couverture - Le meilleur des mondes - Aldous Huxley

Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un Etat Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains « sauvages » dans des réserves. La culture in vitro des foetus a engendré le régne des « Alphas », génétiquement déterminés a être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis.

À lire du même auteur « Retour au meilleur des mondes » (1958)
« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. » Aldous Huxley

Aldous Huxley (1894-1963), naît au sein d’une famille de scientifiques qui le pousse à faire de grandes études. Il se lance tout d’abord dans la poésie, dès 1918, avant de se tourner vers le roman. Ses œuvres sont autant de critiques contre la société moderne. Il publie dans cette optique de nombreux romans dont le plus célèbre reste le Meilleur des mondes (1932), où il pose la question obsédante de l’avenir de l’espèce humaine.

La cité et les lois – Cornelius Castoriadis

Couverture - La cité et les lois - Cornelius Castoriadis

Ce volume est pour l’essentiel consacré à la naissance, à la nature et au fonctionnement de la démocratie athénienne, et plus particulièrement à ce phénomène singulier que fut la démocratie directe telle que la pratiquèrent les Athéniens. Il montre comment ils surent mettre en question l’idée qu’il puisse y avoir une expertise particulière quant aux affaires de la cité; quelles furent les institutions qu’ils créèrent, et surtout la tragédie, pour imposer des limites à la démocratie: et les fins de cette société, telles qu’elles apparaissent dans l’ « Oraison funèbre » prononcée par Périclès chez Thucydide. Avec, en filigrane, une discussion d’auteurs anciens (Sophocle, Hérodote, Platon, Aristote) ou modernes (Rousseau, Arendt).
Cornelius Castoriadis (1922-1997), s’installa en France en 1945, après des études de philosophie, d’économie et de droit à Athènes. Il a publié L’institution imaginaire de la société (1975) et six volumes (dont un posthume) des Carrefours du labyrinthe (1979-1999), ainsi que les recueils Une société à la dérive (2005) et Fenêtre sur le chaos (2007)..

La morale Anarchiste – Pierre Kropotkine

Couverture - La morale Anarchiste - Pierre Kropotkine

Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d’une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par  » le prêtre, le juge, le gouvernant « . Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l’instinct d’entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Pierre Kropotkine (1842-1921), né prince russe, devint par la force de ses convictions et le refus de l’autoritarisme tsariste l’une des grandes consciences européennes du combat pour l’égalité. Révolté par les injustices d’un système politique russe encore féodal, désireux de briser les chaînes que l’industrialisation imposa au monde ouvrier, sa vie ne fut rien d’autre qu’un immense combat livré au nom de la dignité d’un homme libre.

L’Esclavage moderne – Léon Tolstoï

Couverture - L'Esclavage moderne - Léon Tolstoï

« Pour délivrer les hommes, il n’y a qu’un moyen : détruire les gouvernements »

« En dépit de la fascination que les gouvernements exercent sur les peuples, le temps bientôt sera passé, où les sujets avaient pour leurs maîtres une sorte de respect religieux. Le moment est proche, où le monde comprendra enfin que les gouvernements sont des institutions inutiles, funestes et au plus haut point immorales, qu’un homme qui se respecte ne doit pas soutenir et qu’il ne doit pas exploiter à son profit.
Et quand ces hommes auront compris cela, ils cesseront de collaborer à l’œuvre des gouvernements en leur fournissant des soldats et de l’argent. Alors tombera de lui-même le mensonge qui tient les hommes en esclavage.
Il n’y a pas d’autres moyens d’affranchir l’humanité. »
Léon Tolstoï (1828-1910), écrivain russe majeur, anarchiste, adepte de la simplicité et apôtre de la non-violence, a écrit L’Esclavage moderne en 1900.