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Pour une anthropologie anarchiste – David Graeber

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L’anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor.
De fondement de l’organisation dans le mouvement altermondialiste qu’ils étaient, les principes anarchistes traditionnels autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier. Et pourtant, cela n’a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire. Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d’organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes. Les anthropologues, terrifiés à l’idée de se voir accusés de romantisme, n’ont pour seule réponse que leur silence. Et s’il en était autrement ?
David Graeber – Anthropologue d’origine américaine, David Graeber est professeur à l’Université de Londres. Il a également enseigné aux universités de Chicago, New York et à la prestigieuse Université Yale – où il a été membre de la faculté pendant huit ans avant d’être renvoyé sans explications en 2005.

La morale Anarchiste – Pierre Kropotkine

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Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d’une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par  » le prêtre, le juge, le gouvernant « . Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l’instinct d’entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Pierre Kropotkine (1842-1921), né prince russe, devint par la force de ses convictions et le refus de l’autoritarisme tsariste l’une des grandes consciences européennes du combat pour l’égalité. Révolté par les injustices d’un système politique russe encore féodal, désireux de briser les chaînes que l’industrialisation imposa au monde ouvrier, sa vie ne fut rien d’autre qu’un immense combat livré au nom de la dignité d’un homme libre.